Co-wash sur cheveux crépus : pourquoi ce n'est pas la solution que tu crois

Femme qui fait un co-wash sur ses cheveux crépus

Ta main remonte dans les longueurs au rinçage et rencontre une matière crissante, comme dégraissée. Tu as longtemps appelé ça des cheveux propres. Puis tu as découvert le co-wash, et le contraste est saisissant.

Laver avec un après-shampoing plutôt qu'avec un shampoing est une idée logique, née d'un vrai problème. Ce n'est pourtant pas la réponse que nous avons retenue, ni au quotidien ni après le sport. Voici ce que fait réellement ce geste, d'où vient l'habitude, ce qu'elle finit par coûter, et ce que nous faisons à la place. Pour situer le lavage dans l'ensemble de la méthode, notre tutoriel pas à pas détaille les six étapes du Rituel Texture®.

2temps de nettoyage dans une routine complète : un clarifiant doux, puis Le Shampoing Réparateur
2 ×/sem.Le Shampoing Réparateur seul, sans clarifiant avant, y compris pour les sportives
7 à 10 jentre deux routines complètes

Ce que fait vraiment un co-wash

Femme aux cheveux crépus appliquant un soin sur ses longueurs sous la douche
Le co-wash apporte du glissant et du confort. Ce qu'il ne fait pas, c'est retirer.

Le mot vient de l'anglais conditioner washing. On remplace le shampoing par un après-shampoing, ou par un soin lavant vendu pour cet usage, on masse le cuir chevelu avec, et on rince longuement. La sensation obtenue est réelle : des longueurs souples, un démêlage facile, aucune impression de décapage.

Il faut comprendre pourquoi. Un shampoing contient des tensioactifs anioniques, dont le travail est de se lier aux corps gras et de les emporter au rinçage. Un après-shampoing contient surtout des agents cationiques et des corps gras, dont le travail est exactement inverse : se déposer sur la fibre et y rester pour la lisser (Gavazzoni Dias, International Journal of Trichology, 2015). Un co-wash ne nettoie donc qu'à la marge, par l'action mécanique du massage et de l'eau. L'essentiel de ce qu'il fait, c'est ajouter une couche.

Ce n'est pas un défaut de formulation, c'est la nature du produit. Sur des longueurs sèches, cette couche est agréable. Sur un cuir chevelu, elle s'ajoute au sébum, à la transpiration et aux restes de crèmes de la semaine, et rien de tout cela n'est retiré.

D'où vient l'habitude

Elle ne vient pas de nulle part, et nous n'avons aucun mépris pour les femmes qui la pratiquent : elle a été une réponse sensée à un problème réel. Pendant des décennies, les shampoings disponibles pour les cheveux crépus étaient très détergents, construits sur des sulfates puissants et pensés pour des chevelures qui n'ont ni la même forme ni les mêmes besoins. Ils laissaient la fibre rêche et le cuir chevelu tiraillé, et l'on apprenait à s'en protéger en lavant le moins possible.

Quand le mouvement du retour au naturel s'est diffusé, au tournant des années 2010, il a apporté avec lui des méthodes venues du monde des cheveux bouclés, où l'on renonçait au shampoing pour préserver la définition. Le raisonnement était cohérent pour des boucles souples. Transposé aux cheveux crépus, il a rencontré une texture différente, plus dense, plus consommatrice de produits coiffants, et donc beaucoup plus exposée au dépôt.

Il faut aussi dire la part de vérité que cette habitude contient : si le co-wash t'a soulagée, c'est que ton shampoing d'alors était trop dur. Le problème était la formule, pas le fait de laver : un shampoing sans sulfate pour cheveux crépus nettoie sans dessécher.

Ce que cela finit par coûter

Le coût n'apparaît pas la première semaine. Il s'installe, ce qui explique qu'on l'attribue rarement à la bonne cause.

Au cuir chevelu d'abord. Les couches successives gardent contre la peau la transpiration et les squames, et ce mélange démange bien plus que les produits eux-mêmes. La démangeaison est discrète juste après le lavage, puis revient en s'amplifiant : c'est une chronologie très reconnaissable, décrite dans démangeaisons du cuir chevelu.

Sur les longueurs ensuite, et c'est le paradoxe. Une fibre couverte d'un film absorbe moins bien. L'eau perle en surface au lieu d'entrer, le masque appliqué au lavage suivant reste dessus, la définition s'efface, les cheveux paraissent à la fois lourds et secs. On répond alors par plus de produit, ce qui aggrave la couche, et l'on entre dans le cercle que nous décrivons dans trop de produits pour tes cheveux crépus.

Le signe le plus fiable est celui-ci : des cheveux qui paraissent ternes et alourdis alors qu'ils tirent au toucher. Ce n'est pas un manque d'hydratation, c'est une fibre qui ne reçoit plus rien.

Ce que nous faisons à la place

Texture crème du Shampoing Réparateur pour cheveux crépus
Une texture crème, qui mousse peu : la douceur recherchée dans le co-wash, sans renoncer à retirer.

Le Rituel Texture® complet lave en deux temps, tous les sept à dix jours. Le premier temps est un nettoyage clarifiant doux, sans sulfate, dont le rôle est de décrocher le film laissé par les soins et le coiffage. Le second est Le Shampoing Réparateur, qui lave le cuir chevelu sur une chevelure redevenue disponible. Les deux gestes n'ont pas le même objet, et c'est pour cela qu'ils ne se remplacent pas l'un l'autre.

Ce que cherchent celles qui passent au co-wash, cette douceur au rinçage, se trouve dans la formule plutôt que dans le renoncement. Le Shampoing Réparateur est un shampoing crème, sans sulfate, composé à 98 % d'ingrédients d'origine naturelle, qui mousse peu. Il retire, et il ne décape pas. Les critères permettant de reconnaître une formule de ce type au dos d'un flacon sont détaillés dans quel shampoing pour les cheveux crépus.

Le confort, lui, vient ensuite et non pendant le lavage : Le Masque Réparateur posé dix minutes, le passage du Peigne de Man Dol' sur fibre gainée, puis La Crème Coiffante. C'est cette succession qui rend le démêlage facile, pas le glissant d'un après-shampoing employé comme savon.

Et après le sport ?

C'est la recommandation la plus répandue, et celle sur laquelle nous sommes le plus nets. Après une séance, on transpire du cuir chevelu, et la sueur laisse en s'évaporant un dépôt salin. Passer un après-shampoing sur ce dépôt ajoute une couche par-dessus, à l'endroit exact où l'on aurait voulu retirer.

Notre réponse est plus simple : Le Shampoing Réparateur seul, sans clarifiant avant, jusqu'à deux fois par semaine. Il a été pensé pour cet usage. Le clarifiant appartient à la routine complète et n'a rien à faire dans un lavage d'après-séance. Ce que cela suppose, c'est d'accepter de laver plus souvent que ce que l'on a appris, et c'est précisément le point sur lequel l'ancienne prudence coûte le plus cher. Tout est détaillé dans sport et cheveux crépus.

Même logique après la piscine ou la mer : un rinçage à l'eau claire suivi d'un co-wash ne retire ni le chlore ni le sel. Le geste utile se joue avant l'exposition, en mouillant les cheveux et en appliquant Le Masque Réparateur sur les longueurs, puis au retour, avec un vrai lavage.

Si tu pratiques le co-wash aujourd'hui

Il n'y a rien à regretter et rien à arrêter brutalement. Une chevelure habituée au co-wash porte souvent une couche installée depuis des mois, et la retirer d'un coup donnerait une impression de décapage qui confirmerait exactement ce que tu cherchais à éviter.

Reprends par une routine complète, en laissant le nettoyage clarifiant doux agir un peu plus longtemps que d'habitude, puis Le Shampoing Réparateur, puis les dix minutes de masque. Les deux ou trois premières routines te paraîtront peut-être moins glissantes au rinçage : c'est le film qui s'en va, et la sensation revient dès que la fibre recommence à absorber. Tiens la séquence quatre semaines avant de juger.

Garde ton après-shampoing si tu l'aimes, mais rends-lui son rôle : un soin qui se pose sur les longueurs et se rince, pas un produit lavant.

Au salon, je fais toujours deux shampoings : un clarifiant, puis Le Shampoing Réparateur. Je n'ai jamais eu besoin d'autre chose, et pour les sportives non plus. Elles peuvent utiliser Le Shampoing Réparateur seul jusqu'à deux fois par semaine, sans clarifiant avant. Ce que je demande à un lavage, c'est de retirer. La douceur, je vais la chercher juste après, avec le masque.

Ghana Elin, fondatrice

Les signes qu'un lavage sans shampoing te coûte

  • La démangeaison revient en s'amplifiant au fil des jours après chaque lavage.
  • L'eau perle sur les longueurs au lieu d'y entrer au début de la douche.
  • Les cheveux paraissent alourdis et ternes tout en restant secs au toucher.
  • Un film blanchâtre apparaît quand deux produits se superposent au coiffage.
  • Tes soins semblent tous avoir cessé de fonctionner en même temps.

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Questions fréquentes

Le co-wash peut-il remplacer le shampoing ?
Non, parce qu'il ne fait pas le même travail. Un après-shampoing dépose des corps gras sur la fibre, il ne les retire pas. Sébum, transpiration et résidus de coiffage restent en place et s'accumulent d'un lavage à l'autre.
Le co-wash est-il une bonne solution après le sport ?
Ce n'est pas notre réponse. Il laisse le dépôt salin là où il gêne le plus, à la racine. Le Shampoing Réparateur a été pensé pour les sportives et s'utilise seul, sans clarifiant avant, jusqu'à deux fois par semaine.
Si le shampoing m'assèche, que faut-il changer ?
La formule, pas le principe. Une base sans sulfate, peu moussante, nettoie le cuir chevelu sans emporter les corps gras des longueurs. Ce qui asséchait, ce sont les tensioactifs, et le remède n'est pas de renoncer à retirer.
Faut-il jeter son après-shampoing ?
Pas du tout. Il reste utile à sa place, sur les longueurs, après le lavage. Ce qui pose problème, c'est de lui demander le travail d'un shampoing, sur le cuir chevelu, semaine après semaine.
Mes cheveux vont-ils paraître plus secs si j'arrête le co-wash ?
Les deux ou trois premières routines peuvent sembler moins glissantes au rinçage, le temps que le film accumulé parte. La souplesse revient ensuite par le masque et La Crème Coiffante, sur une fibre qui absorbe de nouveau.

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Sources

  • Gavazzoni Dias M. F. R., « Hair cosmetics: an overview », International Journal of Trichology, 2015, vol. 7, n° 1, p. 2-15.